Sortir de ma zone de confort

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C’est une expression à la mode, et pour de bonnes raisons. Il me semble que beaucoup de personnes autour de moi prennent conscience des limites qu’elles s’imposent et cherchent à les dépasser. Et c’est exactement ce que je fais moi aussi en partant en Inde.

J’ai toujours eu envie de voyager, et l’Inde a toujours été une de mes destinations phares, c’est dire si je me réjouis d’y passer trois semaines. Mais je n’aime pas prendre l’avion et j’ai horreur des départs, j’ai toujours peur d’oublier quelque chose et de me retrouver « démunie » une fois arrivée sur place.

Ma zone de confort, ce sont les endroits que je connais et mes habitudes qui me rassurent. Mais je suis d’un tempérament curieux et j’ai du mal à supporter la routine. Si je reste trop longtemps en place, mes pieds me démangent, et je ne rêve que d’une chose : partir, m’aérer la tête, prendre l’air. Je dois donc tout le temps temporiser entre ce besoin d’aventure et ce besoin de tout maîtriser. Et c’est assez épuisant, je dois dire, de lutter contre une partie de soi-même pour en satisfaire une autre.

Alors j’essaie une nouvelle stratégie. J’essaie de ne pas lutter, justement. Plutôt que d’opposer ces deux facettes de ma nature, j’essaie de les concilier. Je prête une oreille compatissante à mes peurs comme je le ferais s’il s’agissait d’un-e ami-e se confiant à moi. Je les note dans mon journal pour les sortir de moi et j’écris tout ce qui est susceptible de me rassurer.

Je me rends compte que je ne suis pas obligée de sortir de ma zone de confort en me donnant des coups de pied aux fesses et en me disant « tu es trop bête, prends sur toi ». Je peux aussi le faire en douceur en utilisant des huiles essentielles pour atténuer le stress et bien dormir, en m’achetant un joli carnet pour noter mes souvenirs de voyage et en choisissant avec soin les livres que je vais lire dans l’avion. En résumé, prendre soin de moi et apaiser mon angoisse de manière à faire de la place à l’enthousiasme, au plaisir et à la fierté. Parce que la semaine prochaine, je vais réaliser l’un des rêves de ma vie, et ça, ça vaut quand même largement le coup d’affronter ma peur de l’inconnu.

(Et si j’en crois ma réaction sur le pont du ferry quand j’ai vu apparaître les côtes d’Irlande pour la première fois – un autre grand rêve, là aussi – il n’est pas tout à fait impossible que je verse des larmes de joie en arrivant au Kerala.)

Et vous, quels sont les rêves et les (petits ou grands) projets qui vous poussent à affronter vos peurs et à sortir de votre zone de confort ?

Illustration trouvée sur Pinterest.


14 réflexions sur “Sortir de ma zone de confort

  1. Avant chaque voyage, je me demande pourquoi j’ai pris cette décision de sortir de ma zone de confort. Quand je rentre, je suis comblée d’avoir fait ce pas. Mais ce n’est jamais facile: en allant au Japon tout à fait toute seule, j’étais tellement nerveuse le jour du départ que j’ai fait un malaise dans l’avion. Mais en fait, ce n’était pas grave – les hôtesses ont été adorables et j’ai eu une chouette conversation avec l’une d’entre elles.

    Pour ne rien oublier, fais des listes à tout moment de la journée. Pour chaque chose qui m’angoisse, je cherche une réponse positive. Si j’ai oublié quelque chose, je l’achèterai sur place. S’il y a des intempéries, je prendrai patience ou changerai mon itinéraire. Si j’ai faim, je prévois toujours quelques biscuits dans mon sac. Je sais que je ne tomberai pas malade, mais si c’est le cas, c’est en général bénin. Si c’est grave, je suis assurée et je serai bien soignée.

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    1. Merci pour ce témoignage qui me rassure ❤ Je pense qu'admettre ses peurs et en parler, c'est déjà faire un grand pas. Ce qui m'en empêchait avant, c'était la peur d'être ridicule : je m'offre des vacances et un voyage de rêve, c'est quand même con d'angoisser, non ? (Limite, ça frôle l'ingratitude, en tout cas, c'est l'impression que j'avais.) Mais on est comme on est, et admettre ses peurs, ça fait aussi partie de l'acceptation de soi. Non, ce n'est pas ridicule et – je ne dis pas ça pour me balancer des fleurs – c'est tout à fait louable de surmonter ses peurs pour réaliser ses rêves.

      Merci pour les listes, c'est une bonne idée. Tout ce que tu as écrit, j'y ai pensé, mais les lire venant de quelqu'un d'autre, c'est encore plus rassurant, je trouve.

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  2. Le départ est toujours un moment angoissant – j’ai beau connaître Roissy comme ma poche et prévoir beaucoup d’avance, je dors toujours très mal à la veille de prendre l’avion. La peur d’oublier / perdre quelque chose est effectivement très prégnante, mais on peut s’en débarrasser en n’emportant que des choses de peu de valeur, monétaire ou sentimentale.
    Une fois sur place, Sunalee a raison : il faut faire avec les aléas. Comme disait mon ex, faire « comme si tu es de l’eau » : absorber les chocs, contourner les obstacles plutôt que de tout encaisser frontalement et de s’en faire une montage. Le dépaysement, en Inde, est apparemment garanti, mais tu vas en prendre plein les yeux, tu vas découvrir beaucoup sur les autres et sur toi-même 🙂 Je t’envie, j’ai les pieds qui me démangent, moi aussi !

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  3. Oh, et c’est sans doute déjà prévu, mais emporte quelques médicaments « de base » (doliprane ou aspirine, pastilles pour la gorge…) et des produits d’hygiène (mouchoirs, savon sans eau). Et attention aux liquides en cabine 😉

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  4. Coucou Isabelle
    Je comprends tellement bien ton angoisse!!! Je suis partie en mission à Madagascar pendant 7 semaines… Ce qui m’a beaucoup aidé, c’est d’envoyer régulièrement des « lettres », sortes de chroniques, de ce que je vivais là-bas. J’avais constitué un groupe famille et amis proches… J’avais aussi besoin d’aller sur Internet pour avoir des nouvelles de la famille… Finalement, tout le reste n’est que matériel et peu important, car on se défait très vite de notre abondance quand on côtoie la pauvreté et le rien. Ce qui me stupéfiait tous les matins, c’était de les entendre rire!!! J’étais encore dans mon lit, et parfois je me levais pour observer les familles qui vivaient à plusieurs dans une cour sur le côté de mon petit hôtel. Pas d’eau, pas de toilettes, et tous les matins, les petites filles partaient bien coiffées avec leur uniforme sur le dos à l’école. Quelle leçon!!!
    Tout cela pour te dire ma Belle que le choc sera rude, forcément, mais fais toi confiance et ouvre ton cœur qui est déjà bien entraîné.💖💜💚💙💞
    Je t’embrasse bien fort
    Sylvie

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    1. Merci Sylvie ❤ A te lire, je me suis décidée à faire une place dans mon sac à dos pour mon Netbook. J'hésitais à l'emporter mais je sais que je vais avoir envie d'écrire et de communiquer avec mes proches et mes ami-e-s, donc ça vaut le coup ! Et je vais garder ton expérience en mémoire, je suis sûre que ça va beaucoup m'aider. Je vais en avoir des choses à raconter, j'ai hâte !
      Moi aussi je t'embrasse fort !

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    1. Merci à toi pour ce commentaire, j’espère avoir bientôt l’occasion d’écrire à nouveau sur le sujet. C’était génial de sortir de ma zone de confort pour aller en Inde, je compte bien continuer sur ma lancée et repousser encore plus mes limites ! 🙂

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    1. Merci beaucoup ! Depuis cet article, j’essaie d’en faire une habitude, prendre plus de risques pour vivre mieux, plus pleinement. Je te souhaite d’y parvenir toi aussi 🙂

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