Self-Love

Ce mois-ci, j’ai envie : septembre 2018

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Vous l’aurez compris en voyant mon collage, ce mois-ci, j’ai envie de prendre mon envol. Si j’ai choisi l’image de la montgolfière, c’est parce que je me sens bien plus légère. J’ai lâché du lest, notamment toutes ces colères et ces peurs qui me plombaient et me clouaient au sol. J’ai lâché les doutes aussi, toutes ces questions que je me posais à propos de mon choix de carrière et auxquelles j’ai répondues cet été. Je suis prête à démarcher de nouveaux éditeurs et à remplir mon planning de nouvelles traductions car je sais maintenant que c’est bien ce que je veux faire. Je suis prête aussi à me consacrer plus sérieusement que jamais à l’écriture en partageant mes textes sur mes trois supports préférés (le blog, Facebook et Instagram). Voilà pourquoi j’ai choisi ce dessin en bas à gauche : cette fille sereine et inspirée à son bureau, c’est moi 😉 Et j’ai hâte de découvrir le contenu de la pile de livres que j’ai collée juste au-dessus d’elle. Des beaux livres, des romans, des ouvrages de développement personnel ? Une chose est sûre, comme je l’ai expliqué dans la candidature que j’ai envoyée hier à un grand groupe d’édition, je suis certes spécialisée dans la traduction des littératures de l’imaginaire, mais j’ai envie de me diversifier. Je ne manquerai pas de vous tenir au courant du résultat de mes recherches, en attendant, je vous demanderais de bien vouloir m’envoyer vos ondes positives, comme vous avez si bien su le faire pour notre recherche de maison ❤

Car oui, cette petite maison au milieu des fleurs en haut à droite, c’est, normalement, notre futur home sweet home. Nous avons appris il y a quelques jours que la propriétaire de la maison visitée mi-août souhaitait nous la louer. Il nous reste maintenant à discuter des détails pratiques (nos garanties – les joies des métiers indépendants -, la date d’emménagement et surtout la signature du contrat de location – j’ai un petit côté Saint Thomas pour certaines choses) mais, normalement, la jolie maison au calme au milieu des vergers est pour nous.

J’ai tendance à penser (et là, Saint Thomas me renierait complètement – tant pis pour lui) que la situation s’est débloquée parce que j’ai beaucoup travaillé sur mes peurs, comme je vous le disais plus haut. Je suis en couple avec un homme formidable, on vit ensemble l’histoire d’amour dont on a toujours rêvée tous les deux, mais j’ai failli laisser mes blessures me bouffer tout entière. Depuis la mort de ma mère, il y a six ans, j’ai traversé beaucoup d’épreuves, et j’avais très peur de refaire confiance à la vie et de m’ouvrir à tout ce bonheur. Ce n’est pas faute, pourtant, de noter jour après jour tout ce qui va bien, tout ce qui me procure de la joie et du bien-être ! Mais la peur de perdre cet amour, cette tendresse, cette complicité, l’angoisse de découvrir qu’un jour, à force de souffrir, je n’arriverai plus à me relever (la proverbiale goutte d’eau qui fait déborder le vase), tout cela me gâchait un peu (parfois beaucoup) le goût de mes petits bonheurs.

Bien sûr, c’est totalement idiot de se pourrir le moment présent parce qu’on anticipe la souffrance qu’on éprouvera peut-être un jour. Rationnellement, ça ne tient pas la route. Mais si nous étions des créatures rationnelles, ça se saurait. L’émotion, qu’elle soit positive ou négative, est souvent plus forte que la raison. D’ailleurs, en ce qui me concerne, ce n’est pas la raison qui l’a emporté, mais des émotions plus fortes que la peur : la joie et le bien-être que me procurent les moments passés auprès de mon amoureux. Ça fait un an et demi que je ne cesse de répéter que « le but, c’est de se sentir bien » et que je vais au-devant de mes émotions positives, je les cultive, je les provoque même. L’information a fini par atteindre cette partie du cerveau qui régule la peur, et je me sens à nouveau capable de faire confiance à la vie. (En plus, en cas de rechute, j’ai un amoureux en or qui m’écoute et qui me rassure.)

Il me restait un dernier lâcher-prise à effectuer. Cela fait trois ans que je suis arrivée en Provence, et au moins deux ans que je passe mon temps à dire que je n’aime pas la région. Or, c’est long, trois ans, en ayant toujours dans le cœur le regret d’un ailleurs qui est forcément mieux que l’endroit où l’on se trouve. Trois ans sans racines, trois ans coupée de la terre sur laquelle je marche quotidiennement, trois ans imperméable à l’énergie du lieu qui m’entoure. Il était temps que j’accepte de les replanter, mes racines, sans fixer de conditions (notamment des limites de temps), sans regarder en arrière ni me projeter en avant. A l’image du flamant rose (que j’aime d’amour et qui est la meilleure raison du monde pour visiter la Camargue – oubliez le riz et les taureaux), je choisis de trouver mon équilibre sur cette terre magnifique qui a bien voulu m’accueillir.

Un équilibre que je compte bien cultiver en pratiquant le yoga et le Qi Gong. Les cours commencent la semaine prochaine, et vous ne pouvez pas savoir comme j’ai hâte de retrouver le bien-être physique éprouvé pendant mon stage de pleine conscience. Cette sensation d’avoir de la place dans mon corps, comme si mes organes (et pas seulement mes poumons) pouvaient enfin se déployer complètement et respirer librement, ça n’a pas de prix. (Enfin, si, mais je suis prête à le payer, c’est un cadeau que je me fais à moi-même !)

Bref, on récapitule, j’ai envie :

  • de trouver/recevoir de nouvelles traductions
  • de continuer à partager mes écrits
  • de commencer les cours de yoga et de Qi Gong
  • de signer le contrat de location de notre nouvelle maison
  • de planter mes racines en Provence, pour de vrai, joyeusement
  • de célébrer l’arrivée de l’automne (ma saison préférée !)
  • et de savourer la vie, tout simplement

Et vous, c’est quoi votre programme de septembre ?

16 commentaires sur “Ce mois-ci, j’ai envie : septembre 2018

  1. Alors dans mon programme de septembre, il y aura prendre enfin à nouveau une douche chez moi et avec mon homme ! (la semaine prochaine si tout va bien, Saint Thomas sors de cette tête 😉 ). Parce que bon, c’est cool d’avoir les parents juste au-dessus de chez nous pour squatter leur sdb en attendant notre chaudière pour pouvoir se laver à l’eau chaude mais 1- c’est pas chez nous, 2- on ne puet vraiment pas s’y doucher à deux en même temps et ça, c’est un rituel de couple depuis des années (bon ok, pas toutes les douches, ça arrive que pour des raisons d’emploi du temps, d’occupations diverses et d’impératifs nous ne puissions pas la prendre en même temps mais généralement, nous nous arrangeons pour pouvoir le faire)

    Aimé par 2 personnes

    1. Je te l’ai déjà dit, je crois, mais j’adore vos rituels de couple ❤ Je vous souhaite de jolies douches en duo, alors ! Et un très bon mois de septembre 🙂
      Merci pour les bonnes ondes – et pour tout le reste – gros bisous ❤

      Aimé par 1 personne

  2. Haïku d’Issa … pour la simplicité, la profondeur et j’espère les bonnes ondes 🙂

     » Ce printemps dans ma cabane,
    Absolument rien,
    Absolument tout. »

    Bonne continuation.

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  3. Je croise les doigts (et ceux de pieds) pour que cette petite maison devienne la tienne.
    Comme toi, j’ai un immense talent pour me gâcher les moments présents avec des peurs illusoires – j’ai une grande confiance en moi pour ce qui est d’encaisser les coups, la douleur mais je suis une hypocondriaque de compétition depuis la naissance de mon fils – j’ai peur de ce que je ne pourrai pas contrôler , résoudre…. je ne me laisse plus totalement submerger par ces peurs mais elles viennent me ronger encore trop souvent. Bref tout ça pour dire que j’aime toujours autant lire tes textes – je me sens plus normale ! Et je crois que ta conclusion est tout à fait exacte ; seules d’autres émotions plus fortes, plus belles peuvent contrecarrer les mauvaises émotions anxiogènes .

    Aimé par 1 personne

  4. Positive attitude et pensées positives pour vous et votre famille ! Très beau texte dans lequel je me reconnais aussi un peu. Nous sommes toutes pareilles. Nous avons les mêmes peurs. C’est humain, enfin je crois 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Absolument, et c’est très important de prendre conscience qu’on n’est pas seul-e-s à vivre ces choses-là, ça permet de prendre du recul et de moins prendre ces peurs au sérieux. Merci pour vos encouragements !

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