Humeur

Cette semaine #4

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(c) @aolanow

Je lis The Lovely Bones, ou La Nostalgie de l’Ange en français.

J’écoute cette génialissime version  de « Cornflake Girl » de Tori Amos sur l’album Venus Live: Still Orbiting.

Je ne regarde rien du tout cette semaine !

Je mange un peu trop de pâtes, mais aussi beaucoup de salade. On va dire que ça compense, non ?

Je me sens en bien meilleure forme que la semaine dernière (ouf !)

J’aime ce beau soleil, écrire tous les jours, voir mes ami-e-s, les messages qu’on s’envoie avec mon chéri, les câlins de mes enfants ❤

Je fais du ménage, en tout cas, je devrais !

J’envisage de reprendre des cours de yoga en salle, j’ai l’impression de « stagner » en ce moment avec les vidéos d’Adriene.

Je pense que je m’apitoie un peu trop sur mon sort. Angoissée à l’idée de revivre une période d’inactivité prolongée, j’en oublie de profiter du moment présent.

Je porte mon pyjama 😀 Les enfants m’ont laissée dormir jusqu’à 11h et ensuite on a préparé un brunch. Dès que j’aurais publié cet article, je file sous la douche, les courses du week-end ne vont pas se faire toutes seules !

J’ai envie de sérénité…

12 commentaires sur “Cette semaine #4

  1. Je lis les merveilleuses lettres sur la botanique de Jean-Jacques Rousseau. « Quand il n’y a plus rien sur la terre j’herborise dans ma tête » écrit-il de Wooton en Angleterre en 1767. J’adore cette phrase.
    J’écoute la radio en travaillant très tard dans la nuit. Au petit café du quartier, on nous a entendu parler français et soudain la bande son d’ambiance est devenue 100% française. Cela fait chaud au cœur ! Et ce matin, j’ai reconnu la voix de Julie Armanet s’échappant d’une fenêtre à Hampstead.
    Je regarde des pièces improbables d’Au Théâtre ce soir que propose l’Ina. J’aime voir les spectateurs s’installer dans leurs fauteuils rouges, entendre les trois coups, découvrir des décors qui rivalisent de kitsch. Et parfois les pièces sont hilarantes. Je regarde aussi Alain Decaux raconte. J’ai écouté deux fois l’émission sur le 18 Brumaire pour l’entendre raconter les pleurs de Joséphine et la bouderie de Bonaparte. « Et ça durait et ça durait… des heures! ». Dans l’émission sur Jacques l’Eventreur, il prononce le nom de Spitafields [SPItefildz], le quartier près de Whitechapel: [Spaytaylfildz]…il se complique la tâche. C’est très touchant. Et captivant.
    Je mange un steak au poivre parce qu’une amie, décrivant le sien, m’a mis l’eau à la bouche. il faut dire que c’est un peu la mode ici en ce moment.
    Je me sens parfois un peu bête d’être aussi anxieuse, de fabriquer mon mal-être en quelque sorte, et je me répète : Vis! Vis!
    J’aime avoir plusieurs jours d’affilée rien qu’à moi et me plonger dans le XVIIIe siècle. J’oublie tout et je ne veux plus aller me coucher.
    Je fais des corrections où, malgré tous mes efforts, les règles de l’essai ont été jetées aux orties, et je sens, au lieu de l’exaspération, comme une joie m’envahir en pensant à mon article qui m’attend chez moi, et que je concocte avec amour. J’aurais tout donné pour être assise à mon petit bureau en train d’écrire.
    J’envisage de marcher au lieu de prendre le bus pour des petites distances. J’ai réalisé que je ne marchais pas parce que je voulais être vite arrivée à destination. Pourquoi cette hâte?
    Je pense que Fabrice Midal a raison quand il parle du pouvoir d’un simple bonjour.
    Je porte un sweat gris que j’adore et qui date de Mathusalem.
    J’ai envie de m’acheter une autre tisane. Comme toi je voulais finir toutes celles que j’avais avant de me ravitailler, mais c’est monotone de boire toujours les mêmes. L’heure de la tisane doit être festive avant tout!
    Belle semaine à toi!

    Aimé par 1 personne

      1. Agnès et Carrie : oui, vive les tisanes !
        Agnès : j’adore lire tes réponses, et notamment l’anecdote sur Alain Decaux, j’adorais ses livres d’histoire destinés aux enfants quand j’étais petite. (D’ailleurs, je les ai toujours !) C’est chouette aussi ce que tu décris, j’ai l’impression qu’il n’y a pas de sentiment anti-français en dépit du Brexit, et ça, c’est rassurant. Oui, tu as raison, vis ❤ (Mais ne te reproche pas ton anxiété, vu l'ambiance globale, je ne suis pas certaine qu'on la fabrique. Par contre, on peut effectivement choisir de profiter de la vie malgré tout !) Et moi aussi je me couche très tard en ce moment, la nuit est propice à la lecture et aux réflexions en tout genre…
        Je te souhaite une très belle semaine ❤

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        1. Merci, c’est super gentil.
          Pour le Brexit c’est bizarre. Non, je n’ai vu que de la sympathie… Voire de la commisération! Mais il faut dire que je vis à Londres… qui voulait adhérer à l’UE en tant que ville ! Et je me tiens bien éloignée des brexiteers ! Demander le document pour rester ici est un vrai traumatisme surtout quand on y vit depuis plus de 30 ans. On se remet en question, on se demande quelle est notre identité. C’est dingue ce qui se passe en soi dès qu’on touche à son identité…. on est déboussolé.

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          1. Oui j’imagine que c’est un vrai chamboulement. Moi qui ai toujours eu envie de vivre à l’étranger mais qui n’ai pas encore franchi le pas, je n’ose imaginer ce que tu ressens. Je suis de tout coeur avec toi.

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  2. Tu sais, c’est très facile de vivre à l’étranger ☺️On fait sa niche, et bientôt on ne se dit plus qu’on est à l’étranger. Aujourd’hui je me sens de mon quartier, de ma rue, et je vois comme une deuxième naissance le jour où j’ai mis le pied par ici. Et ce qui est exaltant – 😌c’est le mot! – c’est par exemple de passer sur le Waterloo bridge ou le Millenium bridge – de voir la Tour de Londres ou bien Big Ben, et de réaliser qu’on n’est pas dans une petite bourgade française mais ailleurs… ce n’est pas le fait d’être à Londres, c’est seulement d’être « à l’étranger », étrangère soi-même, mais en connaissant les codes de la vie dans cet endroit-là, donc sans réelle crainte (à part celles que la vie, où que nous soyons sur cette planète, nous envoie). C’est une sorte d’entre-deux assez agréable. C’est pour cela que quand on te dit que tu ne peux jouir de cette liberté que sous certaines conditions… ça fait très mal. Tu te demandes ce que tu es, ce que tu ne veux pas être, soudain le concept d’identité se dévoile, tu en comprends vraiment le sens, qu’elle est multiple, et que c’est épanouissant etc etc… c’est comme si on allait t’amputer, vraiment. C’est comme un amour déçu et ce papier, qui te donne le droit de vivre ici, c’est une mince consolation.

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  3. En lisant ton billet plein de soleil, je me disais que c’était peut-être tout ce vent qui accentue ma nervosité. Tu me donnes envie de faire une pause, boire un thé, admirer le parc et respirer.
    D’ailleurs c’est ce que je vais faire et ce soir « hop get something comfy » et sur le tapis avec Adrienne…
    bises fort

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