Les petits bonheurs

Les petits bonheurs 2020 #6

89cbe1a6a303e5879ae1e5b697711ca3Cette semaine, j’ai :

  • eu mes enfants à la maison, ce qui remplit toujours mon cœur de joie (oui, oui, au-delà de la fatigue des matins où il faut se lever très tôt et de l’impatience et de la frustration que peuvent générer les hormones adolescentes…) ❤
  • adoré tous les dîners que nous avons passés en famille, mon amoureux, les enfants et moi.
  • aimé qu’on se lance dans une conversation intime avec mon amoureux au moment de se dire bonne nuit #ilnyapasdheurepoursefairedesconfidences
  • lu une bonne partie de la nuit de lundi à mardi parce que je n’arrivais pas à trouver le sommeil. Du coup, après avoir déposé les enfants à l’arrêt de bus, je suis retournée me coucher et ça m’a fait du bien de pouvoir dormir un peu ! (Ou les avantages certains de la vie d’indépendant !)
  • reçu des nouvelles rassurantes de la part de la dentiste.
  • mangé des crêpes (juste après la Chandeleur, quelle surprise !)
  • apprécié que mon amoureux me laisse dormir jeudi matin et qu’il dépose les enfants à l’arrêt de bus à ma place ❤
  • croisé dans les allées d’Ikea notre propriétaire, que je devais justement contacter pour un souci de chauffe-eau. Le hasard (ou l’Univers) fait bien les choses 😉
  • passé un moment avec ma copine Lio pour l’aider à progresser en anglais. Bientôt, je suis sûre qu’on papotera directement dans la langue de Shakespeare 😉
  • savouré ma soirée de vendredi, ce moment dans la semaine où je sais que je peux me coucher à l’heure que je veux parce que je n’ai pas à me lever le lendemain.
  • particulièrement apprécié les appels avec mon amoureux, et notamment celui de vendredi soir. Non seulement j’adore entendre sa voix juste avant de m’endormir, mais en plus je lui ai fait part d’un truc qui m’embêtait et il m’a donné un excellent conseil pratique. Du coup, j’ai pu dormir sur mes deux oreilles ❤
  • été au cinéma avec mes loulous. Le Voyage du Dr Dolittle n’est pas le film du siècle, loin s’en faut, mais les enfants ont ri de bon cœur, et c’était bien l’essentiel.
  • partagé sur Instagram des réflexions personnelles sur la nécessité de faire confiance et de s’ouvrir aux autres.

Et vous, c’était comment cette semaine ?

Illustration trouvée sur Pinterest

11 commentaires sur “Les petits bonheurs 2020 #6

  1. Bonsoir! Tout d’abord pour ce que tu as mis sur Instagram : moi aussi je vois un chevalier, toujours le même : celui du film des Monty Python, Sacré Graal, qui protège (mal) un pont et que Arthur, je crois, découpe en tranches. J’avais étudié ce film à la fac et le symbolisme du pont et du chevalier qui protège ce passage en posant des énigmes m’a beaucoup marquée. J’aime l’expression anglaise: We’ll cross that bridge when we come to it. Normalement ça me calme quand je commence à monter en neige un problème. Et toujours je vois ce piètre chevalier qui sautille sur une jambe devant ce pont! Je me dis que c’est normal de se protéger quand on a été blessé, c’est le fruit de l’expérience, pourquoi rester ouvert à tous les vents ? L’expérience nous enseigne nos limites, le respect de soi-même, ce qu’on accepte ou pas et bientôt on peut baisser sa garde. Je viens de lire un livre sur les portes. L’auteur dit que le verbe ouvert date du 12ème siècle et fermer du 13ème siècle. Que s’est-il joué pour avoir besoin de mettre un obstacle entre soi et les autres ? Le danger c’est de se barricader avec sa peur, de s’enfermer à double-tour. Je pense qu’on s’ouvre aux autres si on sait que si on est blessé, on saura panser ses plaies, et surtout se pardonner de s’être encore mis dans une telle situation. Ça prend du temps, mais au fur et à mesure, de moins en moins.

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    1. Moi aussi, j’adore cette expression ! Et tu as raison bien sûr, c’est normal de se protéger quand on a été blessé-e, c’est une question d’expérience et c’est bien de fixer des limites, à soi comme aux autres. Mais j’ai l’impression que c’est comme les étapes du deuil, dans la guérison, il faut mettre en place des limites, des protections mais, à un moment donné, il faut passer à l’étape supérieure et savoir aller au-delà. En tout cas, c’est le sentiment que j’ai en ce moment. Quand est-ce que la protection devient une barricade, comme tu le dis si justement ? Et c’est beaucoup une question de self-forgiveness, je suis d’accord avec toi. (Je n’ai pas encore trouvé d’expression pratique en français pour traduire cette idée, « auto-pardon », c’est tellement moche !)
      Comme toujours, merci pour ces anecdotes fascinantes, effectivement que s’est-il passé en un siècle pour expliquer l’apparition du verbe fermer ? Les êtres humains sont fascinants 🙂

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      1. Tu ne penses pas qu’à force de lire des bouquins sur le sujet, d’écouter des témoignages, d’être à l’écoute, un jour, quand on est barricadé, on a une petite étincelle et on se dit « basta! » et on ouvre sa porte? Pas tout en grand, on l’entr’ouvre au moins? Il faut l’espérer. Je crois qu’on peut rester blessé.e toute sa vie et se barricader à jamais si on n’y prend garde. Parfois c’est la chance d’une rencontre, qui nous fait nous interroger sur nous-même, sur nos automatismes. Il faut de la patience… et de l’amour! Du dialogue. Et aimer s’interroger sur soi-même.

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        1. Je pense aussi qu’on peut rester blessé-e toute sa vie et qu’il faut beaucoup de patience et d’amour pour passer au-delà. De l’amour, j’en avais à revendre, et mon compagnon y a cru pour nous deux quand j’avais du mal à surmonter mes blessures, mais la patience, ça n’a jamais été mon fort. Du coup, ça accentuait mes doutes, je ne comprenais pas pourquoi le processus de guérison prenait si longtemps. Au final, c’était juste moi qui ne pouvais pas encore m’ouvrir totalement. Il m’aura fallu 5 ans en tout pour faire le deuil de mon ancienne vie et accepter pleinement le bonheur que m’offre la nouvelle.
          Les livres, ça aide, effectivement, et les témoignages aussi. Quant à s’interroger sur soi-même, je le fais de matière innée, même quand j’ai pas envie, je dois être programmée comme ça ^^

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  2. Cette semaine…
    – à chaque fois que je suis allée au boulot, je suis tombée sur des gens harassés, impatients, peu à l’écoute, qui ne pouvaient que dire deux mots entre deux portes. Je pensais à ce que j’avais entendu de Fabrice Midal, sur l’importance d’un simple bonjour, et j’ai trouvé cela très triste.
    – au moment de poser le stylo sur la page blanche, à peine avais-je écrit un mot, que j’ai ressenti le besoin de faire davantage de recherches… qui m’ont menée à une sombre mais passionnante affaire de 1792 qui pourrait se passer aujourd’hui, ce qui est effrayant.
    – j’ai donc passé tous mes trajets de bus à construire dans ma tête la phrase ébauchée…
    – j’ai mangé dans un petit resto indien qui ne payait pas de mine, le dernier du quartier: de l’agneau aux épinards, du riz aux champignons, avec une nan fourrée à la noix de coco.
    – j’ai photographié un chat d’une blancheur éclatante, immobile sur un mur de briques rouges, bordé par une façade couverte de mousse verte. C’est pourtant en noir et blanc que la photo est la plus réussie.
    – j’ai vu pleins de programmes de l’Ina dont un épisode des « 5 dernières minutes » très bien ficelé.
    – j’ai pris un café au pied levé avec une amie, ce qui est toujours sympathique, et on a parlé de la consolation et de la phrase de Michael Foëssel : « le consolateur donne quelque chose en échange de ce qui est perdu, certes, mais il s’agit de simples paroles, jamais de la chose même », et combien est inestimable la présence d’un ami quand on doit affronter une épreuve. Juste être là, cela suffit.
    – j’ai fait des comptes d’apothicaire ce qui n’est pas du tout mon genre.
    – j’ai entendu Arlette Farge dire: « Nous les historiens, on devrait dire à tout le monde: vous êtes les compagnons de tous ceux qui ont existé avant vous » et comme je venais de lire des articles extraordinaires d’André Chénier, j’ai eu une petite pensée pour lui. Paix à son âme.
    Belle semaine à toi!

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    1. Oui, c’est triste que les gens ne prennent pas davantage la peine de se parler et, à tout le moins, de se saluer…
      J’aimerais bien en savoir davantage sur cette sombre affaire de 1792, ça m’a l’air passionnant !
      Tu sais que maintenant, chaque fois que j’ai une phrase intéressante en tête, je dégaine mon téléphone pour la noter dans le bloc-notes ? J’ai trop peur de perdre les bonnes idées ^^
      Tu me donnes envie de restau indien et de voir ta photo, tu es sur Insta ?
      Tu as bien raison, parfois on ne peut offrir que sa présence. J’ai beaucoup d’ami-e-s qui sont loin, du coup, c’est compliqué…
      J’espère que les comptes d’apothicaire ne t’ont pas trop pris la tête, nos propres réactions nous surprennent parfois…
      J’aime beaucoup la citation d’Arlette Farge !
      Belle semaine à toi aussi ❤

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      1. L’histoire de 1792, ça s’appelle « L’affaire de Nancy » et puis « L’affaire des Suisses de Châteauvieux »! Des militaires qui s’étaient mutinés et avaient tirés contre d’autres soldats, condamnés aux galères, puis réhabilités et traités en martyrs par l’équipe Robespierre par pur populisme. Et la désagrégation de la société. Dans les journaux de l’époque on parle de violence contre la garde nationale et que la leur est légitime etc… c’est très étrange… et surtout l’exemple que cela donne aux citoyens, d’élever en héros de telles personnes.
        Non, je ne suis pas sur Instagram!
        Moi aussi je note sur mon téléphone, mais j’aime bien aussi regarder le paysage (les rues!) et écrire dans ma tête. Et pour m’endormir c’est radical. Quand je cherche le sommeil (hier j’ai appris qu’on disait comer techo en la cama en espagnol) il suffit que je me dise : bon, cet article… et poum, je dors !
        Savoir que quelqu’un pense à nous c’est déjà quelque chose. Je me sens parfois plus proche de mes amis qui vivent en Asie ou en Scandinavie que de ceux que je côtoie plus souvent.
        J’ai entendu cette phrase aujourd’hui : le consommateur est essentiellement quelqu’un qui se sent perdu, ou à qui l’on dit qu’il se sent perdu s’il ne consomme pas…. et comme je ne consomme pas grand chose en ce moment vu que je sors peu… eh bien j’ai peur de me priver 🤣🤣 et de devenir avare… ce serait le pire pour moi. J’en ai marre du gaspillage. Mais insensiblement je suis devenue plus responsable et moins dépensière. Je crois que c’est de voir toutes ces pubs et cette débauche de dépenses pour les fêtes… ça m’a choquée.

        Aimé par 1 personne

        1. Effectivement, cet épisode de notre histoire a l’air passionnant, je ne connaissais pas du tout !
          Je t’admire, je ne déroule jamais le fil d’une idée avant de dormir sous peine de me retrouver les yeux grands ouverts à contempler le plafond, quand je ne me relève pas d’un bond pour tout noter d’une écriture fiévreuse…
          Je crois que le consommateur reçoit beaucoup d’injonctions et que tout est fait pour lui donner le sentiment d’être perdu, en effet. Mais je pense sincèrement que c’est bien de moins consommer, comme toi, je trouve qu’on gaspille beaucoup. L’orgie des fêtes, ça me gêne de plus en plus aussi…

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  3. Je sais que chez toi, je trouverai toujours du réconfort : tu es mon salon de thé virtuel !
    Quant à moi le Week-end a été chahuté et je ne suis toujours pas parvenue à reprendre mon équilibre….

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