Self-care

[Lecture] Azilis Salvador et Camille Pélissier – L’hiver (Les saisons bien-être #2)

Que dire sur L’hiver que je n’ai pas déjà dit sur L’automne ? Camille Pélissier et Azilis Salvador poursuivent sur leur lancée et nous livrent ici un deuxième ouvrage aussi complet, chaleureux et gourmand que le premier volume de la collection. Et je les en remercie, car cette lecture m’a permis de prendre conscience que j’aime énormément l’hiver, et pas seulement à cause de Noël.

J’aime les balades dans le froid qui revigore, et cette sensation de bien-être qui envahit mon corps dès que je retrouve la chaleur de mon foyer. J’aime voir s’épaissir la fourrure de mon chat qui dort dehors et plonger mes mains dedans (pour notre plus grand bonheur à tous les deux) quand il ronronne sur mes genoux. (Certes, c’est un petit bonheur saisonnier très récent puisque je n’avais encore jamais eu d’animal de compagnie, mais je le trouve d’autant plus précieux !) J’aime ces nuances de gris dans le ciel et les silhouettes tordues des arbres qu’on peut admirer dans le plus simple appareil. J’aime, que dis-je, j’adore me blottir avec délice sous une couette bien moelleuse et illuminer de guirlandes et de bougies ces nuits si longues qu’elles invitent à prendre davantage de repos. 

C’est d’ailleurs cela, le problème avec l’hiver, cette dissonance entre l’énergie de la nature qui nous rappelle qu’il s’agit d’un temps de pause et notre mode de vie moderne qui nous presse de continuer à vivre à cent à l’heure, vite, vite, vite, comme si la vie était un perpétuel printemps, une course à la croissance qui n’en finit jamais. Bien sûr, il y a aussi le manque de lumière et le risque de déprime saisonnière, mais c’est là qu’un livre comme L’hiver prend toute sa valeur, puisqu’on y trouve de très bons conseils pour remédier à tout cela. Que vous soyez plutôt du genre à prendre des vitamines, à préparer des infusions, à diffuser des huiles essentielles, à faire du yoga très doux, ou tout cela à la fois, ce guide pratique est une véritable mine d’or comme son grand frère L’automne

Bref, une fois de plus, je suis convaincue et je ne peux que vous recommander chaleureusement cet ouvrage !

La lecture de ce livre me permet de valider une des catégories du Cold Winter Challenge 2020, « Chocolat chaud », dans le menu « Au chaud devant la cheminée ».

9 commentaires sur “[Lecture] Azilis Salvador et Camille Pélissier – L’hiver (Les saisons bien-être #2)

  1. Bonjour Isabelle! Le Père Noël est-il déjà passé ou quoi? Merci de ce petit cadeau !
    J’ai réalisé, avec ton billet, que si j’aimais tant ton blog c’était aussi parce que tu marquais – tu scandes et tu honores – les semaines, les mois, et les saisons… A chaque découpage de temps correspond des joies, des désirs, des attentes… J’aime ça! Merci!
    Quant à moi, j’aime les tableaux, les statues, les poèmes, les textes, bref, toutes les oeuvres d’art qui expriment les saisons ou les différents mois. Si j’aime autant le Japon et la littérature japonaise, c’est parce que le passage des saisons y est exalté, soigneusement noté et fêté, dans leurs moindres détails, jusque dans la pâtisserie, la décoration, les cartes, les devantures….
    J’aime les deux arbres sous mes fenêtres dont je suis la vie au fil des saisons: nues, noires, tordues et moussues aujourd’hui, leurs branches se couvriront d’une fine poussière blanche et glacée avant la fin de l’année, ploieront sous des centimètres de neige en février, puis fin mars je remarquerai les bourgeons poindre et j’attendrai avec impatience l’explosion des feuilles d’un vert tendre. C’est le ramage des oiseaux perchés dans la ramée qui m’annoncera la venue du printemps. C’est le ploc-ploc des cosses des marrons qui tomberont sur la chaussée qui me rappellera que l’automne est à ma porte.
    J’aime feuilleter les Livre d’Heures médiévaux parce que chaque artiste a sa propre façon d’interpréter le Temps… qui s’écoule, soit, mais en boucle. C’était rassurant, pour nos ancêtres, cet éternel retour de Noël, de l’Epiphanie, de la Chandeleur, de Pâques, des moissons et des vendanges. Nous n’avons pas changé! Qu’il est bon encore aujourd’hui d’avoir des petits rituels, anciens, nouveaux, personnels, pour (tenter de) mettre des bâtons dans les roues de ce temps dont nous avons l’impression qu’il file comme un bolide, pour se rappeler surtout qu’il faut vivre chaque minute pleinement, en respecter la cadence et celle des rythmes primitifs de nos corps. Et tes billets sur les petits bonheurs contribuent à ce plaisir.
    A Tokyo, le 2 janvier, quand tout est fermé, le Musée national, dans le parc de Ueno, ouvre exceptionnellement ses portes pour une exposition où sont mises en avant les oeuvres représentant les « 3 amis de l’hiver »: le pin, le bambou et l’abricotier du Japon. On s’y presse pour puiser des forces et du réconfort dans leur beauté et leur résilience face aux frimas. Ce rituel m’a vraiment parlé, touchée, inspirée. Chaque année ils exhument des chefs-d’oeuvre, des trésors nationaux, des rouleaux précieux que leurs anciens propriétaires devaient dérouler lentement, le plus souvent seuls, dans le silence, et en « en prenant plein les yeux » c’est leur âme qu’ils apaisaient et embellissaient.
    Personnellement j’aime l’hiver car je trouve du charme au dépouillement, aux ciels indécis, à cette lumière blanc-gris… qui soudain vire au bleu et au jaune vifs. J’aime, en ouvrant ma porte, cette promesse de bien-être contenue dans la douceur de l’appartement, sentir la chaleur d’une tasse de thé épicé se diffuser de mes mains au reste de mon corps.

    Je suis un livre de neige,
    une main spacieuse, un pré,
    une attente de cercle,
    J’appartiens à la terre et son hiver.

    “Jardin d’hiver“ de Pablo Neruda

    Je t’embrasse et te souhaite le plus chaleureux des Noël.

    Aimé par 1 personne

    1. Coucou Agnès, merci de m’avoir rappelé ce commentaire passé à la trappe de ce Noël un peu mouvementé ! Le Temps qui s’écoule en boucle, quelle belle image qui me frappe à une période où j’ai l’impression qu’il s’accélère et ne cesse de me pousser en avant alors que j’aimerais qu’il suspende sa course, un instant, le temps de reprendre mon souffle… C’est peut-être ça qui me plaît dans le passage des saisons, le côté cyclique et immuable, une impression de stabilité, comme si le fait de « m’installer » tous les trois mois dans une nouvelle saison, une nouvelle énergie, m’offrait cette sensation de pause ou, tout au moins, de léger ralentissement.
      Et sinon tu m’as fait sourire car je vis au milieu des vergers et donc au rythme des arbres moi aussi ! En début de semaine, ils se sont couverts de neige, hier, ils avaient revêtu leur habit de givre scintillant, c’était magnifique !
      Gros bisous ma chère Agnès, merci pour tous ces partages et ces échanges ❤

      J'aime

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