Humeur

Cette semaine #78

Je lis Je serai le feu de Diglee (la partie sur les poétesses « magiciennes » est ma préférée pour l’instant, même si j’ai aussi adoré les autres) et Everything I Never Told You (Tout ce qu’on ne s’est jamais dit) de Celeste Ng.

J’écoute « The Wave » de Patrick Watson.

Je regarde un classique des années 1980 pour le boulot. Attendrissement garanti !

Je mange des œufs sur le plat, des pâtes au lard, de la galette des rois au chocolat, du poulet au curry et au lait de coco, des lentilles, de la quiche lorraine faite maison, de la fondue de poireaux (mes ados adorent ça), du poisson pané, des carottes râpées, du chou-fleur cru avec du houmous, des épinards à la crème, des champignons farcis à l’ail.

Je suis un peu au bout de ma vie. On n’est que le 16 janvier et pourtant 2022 me paraît déjà longue et usante. Certes, pour l’instant, ma famille réussit toujours à tenir le Covid à distance, et je sais que c’est une chance. Mais mon boulot est hyper stressant en ce moment (le retour des deadlines impossibles qui ne m’avaient pas manqué), et l’ambiance générale l’est tout autant. Je suis partie en vrille plusieurs fois cette semaine et je n’en suis pas fière.

Je fais du yoga, de la marche et de la méditation, et ça fait du bien à mon corps, à défaut d’apaiser mon esprit.

Je ne comprends pas pourquoi on inflige un stress phénoménal aux parents comme aux enfants. D’après tous les témoignages lus sur les réseaux sociaux ou entendus autour de moi, les parents n’arrêtent pas de s’absenter du boulot pour récupérer les enfants et les faire tester, les enfants ratent des cours à tout bout de champ, et les instits et les profs tombent comme des mouches. Donc, au final, personne ne bosse, ni les enfants, ni les adultes. Du coup, la logique du truc m’échappe complètement.

J’aime les dîners en famille ❤ la complicité de mes deux ados ❤ la beauté des matins glacés ❤ la pleine lune qui éclipse les étoiles ❤ me blottir sous la couette contre mon amoureux ❤ ma couverture Ikea en tricot rose qui réchauffe les froides nuits d’hiver (merci V. pour ce super cadeau) ❤ entamer la lecture d’un roman passionnant ❤ le message de mon collègue et ami reçu au terme d’une semaine où nous avons travaillé d’arrache-pied pour traduire un gros livre sur un classique du cinéma (le fameux) : « nous sommes des héros, je t’embrasse » ❤ une chouette balade tous les quatre au soleil ❤ le feu qui crépite dans la cheminée pendant que le mistral hurle au-dehors ❤

Je porte un pantalon noir brodé et un t-shirt à manches longues couleur moutarde sous un gros pull gris à col roulé.

J’ai envie (et besoin) de m’octroyer une vraie semaine de vacances et c’est un projet que je vais inscrire dans mes 22 envies pour 2022, car je n’arrive même plus à me souvenir de la dernière fois où je n’ai vraiment rien fait.

Et vous, comment ça va, cette semaine ?

15 commentaires sur “Cette semaine #78

  1. Bon courage pour les deadlines impossibles ! Quant à partir en vrille, ce n’est jamais agréable mais tu es humaine…
    Je n’ai pas d’enfant, mais je vois le bazar autour de moi pour les écoles et je ne comprends pas que plus haut, il n’y ait personne pour prendre des décisions sensées. C’est à se demander si notre pays est devenue une horloge sans horloger.
    Alors dans toute cette morosité, j’aime beaucoup ton point « j’aime » et tous ces coeurs 🙂

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  2. Bonjour Isa! C’est sous un ciel bleu azur que je t’envoie ces quelques lignes (quelques… façon de parler!). Merci pour tes gentils mots sous mon commentaire de la semaine dernière. Ils me font sacrément plaisir. Tiens bon pour ces deadlines serrées, tu sais que tu vas assurer comme le souligne d’ailleurs ton illustration! Et oui, organise vite une escapade. Respire! comme dit Gaël Faye.

    Alors, ici, à quelques 1156 kilomètres de tes pénates, James, quelles nouvelles? Tout va-t-il très bien, madame la marquise?

    Je lis toujours les extraits de mes lectures glanés au cours des dix dernières années. J’ai réussi à trier le contenu de 12 carnets et à en recopier la substantifique moelle dans bientôt quatre beaux nouveaux carnets chouettement illustrés et que je ne cesse de feuilletter. Ensuite je pourrai repartir à la pêche aux beaux textes. C’est très amusant de constater qu’au fil des ans j’ai choisi chez des auteurs très différents, qui vont de l’Antiquité à Annie Ernaux, des passages qui se ressemblent, qui parlent de tranquillité, du plaisir de lire et d’écrire, de faire des extraits de ce qu’on lit (Pline l’Ancien avait l’art de prendre des notes ou Manon Roland au XVIIIe siècle), qui décrivent des villes ou des paysages… je m’éclate !

    J’écoute le dernier Marc Lavoine et je suis un tantinet déçue. Mais je fredonne toujours autant les deux « singles » Le train et Manhattan. « Passent les semainnnnnnnnnnes »….

    Je regarde The bay, une série qui se laisse voir. Une recette assez convenue. Un meurtre. Plusieurs coupables possibles parmi lesquels certains cassent leur pipe intempestivement. Et en parallèle une nouvelle détective à la limite du burn-out mais qui s’en défend. Elle vient de divorcer. Son nouveau compagnon a une fille avec qui elle ne s’entend pas mais en fait, sous sa mine renfrognée, on découvrira que c’est juste une ado au cœur d’or… et à la fin le coupable est sous les barreaux, la nouvelle recrue a brillé reléguant les vieux briscards du commissariat sur la touche, et sa petite famille s’adore et se tombe dans les bras en versant moult chaudes larmes tout en se demandant pardon. La dernière image est éloquente : ils vont tous fêter leur amour, bras dessus bras dessous, en allant manger une pizza (sûrement au Pizza Express du coin)! Quant au procès que je suivais dans le Wisconsin, l’accusé a attrapé le Covid comme toute la prison, et donc il est reporté. Voilà un vrai feuilleton mais malheureusement les larmes versées à la fin seront réelles.

    Je mange un curry au poulet et à la tomate, un gâteau de riz portugais, des œufs au plat… rien de transcendant.

    Je suis ébahie par les capacités mémorielles de notre cerveau. Je suivais une promenade à Tokyo en direct. Le flâneur avait décidé de longer la ligne de métro Hibiya, sur plusieurs kilomètres, entre la première et la dernière station. Il se trouvait dans un quartier où il n’y avait que des immeubles de bureaux, quelque part dans Tokyo. Il passe, au trot, sans y prêter la moindre attention, devant un café Tully’s, une des nombreuses chaînes qui existent là-bas et qui se ressemblent tous. Et là, je me dis « je connais ce café ». Je suis revenue en arrière. Je ne reconnaissais rien, la façade, arborant l’enseigne, n’avait rien de particulier, la rue était anonyme. Et pourtant je sentais que j’y avais mis les pieds. J’ai repris la marche en me disant que je trouverais peut-être un indice plus loin… et ça n’a pas raté. Il attendait à un carrefour, il laissait sa caméra balayer le paysage, et j’ai aperçu un cinéma où je suis allée une seule fois il y a 15 ans… plus loin, il est passé devant le plus célèbre théâtre de kabuki du monde que j’avais vu illuminé en sortant du film, ce qui m’avait impressionnée. Avant la séance j’avais bien pris un café dans ce Tully’s du quartier de Higashi Ginza. 15 ans plus tard j’y étais de nouveau, je m’y revoyais l’intérieur, ou plutôt je m’y sentais, impatiente de voir le film Tokyo Tower, qui faisait tant parler à l’époque avec la chanson du générique qui parlait des pétales de fleurs de cerisiers … Figure-toi que j’avais pris une viennoiserie avec mon café …. Me croiras tu si je te dis que c’était une petite madeleine?

    Je fais la razzia sur les washi tapes. C’est la folie du moment. Et j’ai envie d’en créer une artisanale.

    Je ne comprends pas que les magasins qui ont pignon sur rue nous renvoient à leur site internet pour y commander le produit que nous y étions venus acheter. A quoi servent-ils? Si ça continue les rues ne vont être qu’une longue suite de cafés ou de restaurants. Triste.

    J’aime les couleurs de l’aube « aux doigts de rose », et dès que j’ouvre l’œil je me précipite à la fenêtre pour regarder le spectacle de la naissance du jour/le bon café et qu’il soit corsé /la photo du château d’If prise « pour moi » du haut de la Bonne Mère par des amis en goguette à Marseille et qui tombe à pic au moment où je lisais que le roi Charles IX, qui voyait la mer pour la première fois en novembre 1564, était fort marri de ne pouvoir s’embarquer pour s’y rendre, mistral oblige. J’adore les coïncidences.

    Je porte des vêtements assez disparates et j’en rigole. Mes chaussettes à rayures bleues jaunes roses vertes clashent avec mon haut vichy bleu… mais qu’importe.

    J’ai envie de déguster une quatre fromages au Pizza Express de Covent Garden (voir plus haut) et de papoter comme une pie (on dit jaboter) avec une amie et ce sera le cas cette semaine!

    Belle semaine Isa, moins sur les chapeaux de roues ou les rotules j’espère! Je t’embrasse très fort ! C’est si chouette de te lire le dimanche soir!

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    1. Les cafés dans les Tully’s sont fameux, soo desu ne ? Pas goûté leurs madeleines mais boudiou, leurs croissants au chocolat….💕🙈Voilà, j’y suis, je vois même mes Yen pour payer, j’entends un train passer et les si doux gazoullis d’oiseaux des passages piétons….ah merci Agnès !🙏🙏🙏Bises !

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    2. Coucou Agnès, et merci pour ces « quelques » lignes 😉 J’adore te lire, c’est comme partir en promenade, à Londres, au Japon, à Marseille, ou dans les pages de livres que je n’ai pas lus… C’est très agréable !

      J’adore l’idée de te replonger dans tes carnets pour te remémorer tes lectures. D’ailleurs, ça me donne envie d’aller rechercher mes vieilles chroniques sur mon ancien blog, je pense que je vais les republier ici…

      Merci pour la promenade dans Tokyo et tes petits bonheurs ensoleillés ! Il a fait un mistral pas possible cette semaine, ce bon Charles en aurait encore été fort marri…

      Je te souhaite un excellent week-end et je te dis à demain soir alors !

      Gros bisous ❤

      J’aime

      1. Bonjour! Bon week-end Isa. Merci pour tes gentils mots. J’ai trouvé quelques phrases de Colette sur le mistral. Elle l’appelle “L’étrange tourmenteur, occupé de l’homme comme peut l’être un fauve.” “Un visiteur pour qui nul huis n’est clos.” C’est dans son merveilleux livre sur la Provence, La Naissance du jour.

        Beau samedi ! Gros bisous!

        Aimé par 1 personne

    1. Merci Marie ❤ Oui, heureusement, il reste toujours de jolies choses pour éclairer le quotidien ! Et tes poèmes en font partie, j'aime beaucoup le dernier que je découvre à l'instant !
      Je te souhaite un excellent week-end ❤

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  3. J’espère que tu pourras trouver un meilleur rythme dans les prochaines semaines. Janvier n’invite jamais à l’optimisme, c’est un mois très dur et l’actualité n’aide vraiment pas. Tes »J’aime » me font du bien par procuration.
    Je t’embrasse et bon courage.

    Aimé par 1 personne

    1. Vous êtes toutes unanimes sur mes « j’aime » et je m’en réjouis, je suis heureuse d’avoir partagé ces instants lumineux avec vous ❤ Moi aussi je t'embrasse fort et je te souhaite un excellent week-end !

      J’aime

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